La tour panoramique au sommet du Haut Folin ne se fera pas !

C’est avec un grand plaisir que l’AAF vous fait partager cet excellent article de Fanny Delaire, qui résume parfaitement la situation :

Le projet d’ériger une tour panoramique culminant à 40 m de haut au
sommet du Haut-Folin, sur la commune de Saint-Prix (Saône-et-Loire) est abandonné.

L’entreprise allemande EAK, spécialisée dans la construction de réalisations similaires en Europe, a fait savoir, ce jeudi matin, qu’elle renonçait à investir dans le premier Sentier des Cimes français dans le Morvan.

Le Parc naturel régional du Morvan (PNRM), les départements de Saône et-Loire et de la Nièvre, la région Bourgogne-Franche-Comté, les
communautés de communes du Grand Autunois Morvan et du Morvan
Sommets et Grands Lacs planchent, de concert, sur le projet d’un Sentier des Cimes, au sommet du Haut Folin, depuis trois ans.

Emballés par le projet, les élus des collectivités concernées avaient apprécié de près, en mars-avril 2016, le savoir-faire allemand lors d’un déplacement au Sentier de la canopée, construction d’EAK voisine de ce qui aurait pu se faire dans le Morvan, en Forêt Noire.

« Projet largement surdimensionné », interrogations sur le potentiel
d’attractivité de l’infrastructure, questionnements sur les impacts
environnementaux… Le Collectif de Défense du Haut-Folin prône, depuis 2016, un « projet à taille humaine ». Un discours allant à l’encontre de ce mastodonte dont le seuil de rentabilité était fixé à 120.000 visiteurs par an.

Le potentiel de fréquentation en question :

Ces derniers mois, on sentait déjà le vent tourner… En novembre, EAK
souhaitait se donner plus de temps pour présenter le projet à son conseil d’administration. La nouvelle vient de tomber. Dans un communiqué de presse transmis par le Parc naturel régional du Morvan, il est précisé, en gras : « EAK a fait savoir aujourd’hui qu’il renonce à investir pour leur premier sentier des cimes français dans le Morvan, pour des raisons qui lui sont propres.

L’entreprise évoque notamment le risque que représente un premier
investissement dans un concept inexistant à ce jour en France, ce alors que les différentes sources d’études marketing font apparaître une trop grande variation dans le potentiel de fréquentation (entre 150.000 et 300.000) pour garantir une sécurité minimale. »
Autre sources d’inquiétude avancées : la variable « inconnue » de l’attachement du public français au tourisme de nature et le contexte fiscal et social français perçu comme « particulièrement compliqué et exigeant ».

Coût :
Pour la construction du Sentier des Cimes, il était estimé à 6
millions d’euros investis par la société EAK. Les aménagements extérieurs dont le montant était estimé à 1 million d’euros, étaient à la charge des collectivités.

Fanny Delaire